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Alimentation

A propos de l’alimentation

Danger dans votre assiette !

Une alimentation équilibrée et de bonne qualité est un facteur essentiel de bonne santé. Il faut savoir qu’aujourd’hui l’alimentation est très abondante mais elle n’a jamais été aussi pauvre en qualité.

En effet les méthodes de culture actuelles utilisant des engrais chimiques, des pesticides, des insecticides, les méthodes d’extraction (raffinage) les méthodes de conservation (irradiation, dessiccation, ionisation, conserves).

Les méthodes d’élevage (animaux enfermés nourris aux hormones, aux anabolisants, aux antibiotiques). Les aliments ainsi obtenus ont perdu leur intérêt nutritionnel contribuant au surpoids, aux maladies cardiovasculaires, et surtout aux malformations fœtales dues aux phtalates, au paraben utilisés dans l’industrie alimentaire et cosmétologique.

Certains pesticides se comportent comme des hormones (oestrogènes), ce sont des xénobiotiques capables de leurrer les récepteurs hormonaux et suspectés de participer à l’augmentation du nombre de cancers du sein depuis quelques décennies.

Il faut savoir que même certains aliments naturels ingérés en grande quantité peuvent aussi être à l’origine de nombreuses maladies.

En quantité raisonnable, sel, sucre et matière grasse sont sans danger pour l’organisme. L’AFSSA a ainsi placé les industries de l’agro alimentaire sous surveillance.

Le sel

Un excès de consommation peut favoriser l’ostéoporose et accroître le risque de cancer de l’estomac, entraîner une élévation de la pression artérielle responsable de 50 à 60% d’accidents cardiovasculaires dans le monde. 80% du sel que nous ingérons est incorporé dans les aliments par l’industrie.

Les sucres ajoutés

Ce sont les sucres cachés que l’on trouve dans les sodas, les crèmes glacées, les plats préparés, les sauces, les biscuits apéritifs. Cette consommation est la cause de surpoids et d’obésité chez les enfants et les adolescents des pays industrialisés. On constate que 18% d’enfants et 50% d’adultes sont en surpoids ou obèse et 3% de la population sont touchés par le diabète gras.

Les acides gras

Ils sont partout : dans les potages déshydratés, les plats cuisinés, les viennoiseries, les pâtisseries, les biscuits, les pâtes à tartiner et les barres chocolatées. En 1990, des études danoises et américaines ont établi un lien entre la consommation d’acide gras trans et le risque accru de maladie cardiovasculaire. En avril 2008, une étude de l’INSERM a montré que le risque de cancer du sein était presque doublé chez les femmes ayant des taux élevé d’acide gras trans dans le sang.

D’après l’AFSSA, les enfants, gros consommateurs de viennoiseries industrielles, de barres chocolatées et de biscuits sont en première ligne. Pour les débusquer, regardez sur les emballages si vous soyez des noms tel que : « graisses végétales hydrogénées », « matières grasses végétales hydrogénées », « huiles végétales hydrogénées » ou « huiles végétales ».

Alimentation et cancer du sein

Les facteurs nutritionnels ont participé à l’augmentation majeure des cancers du sein au cours du 20ème siècle. La consommation d’alcool en particuliers est corrélée à une augmentation du risque du cancer du sein quelle que soit la dose et quel que soit l’age .l’effet dose débute au premier verre et le risque croit de 10% pour chaque dose de 10 gr supplémentaire.

Certains acides gras pourraient exercer une influence néfaste. Une étude à montré que le taux de cancers du sein était pratiquement doublé chez les femmes ayant des concentrations sanguines d’acides gras trans.

Il a été démontré que ce ne sont pas des apports isolés en oméga 3 et en oméga 6 qui comptent mais le rapport entre les deux aujourd’hui très déséquilibré en France au détriment des oméga 3. Réduisez l’huile de tournesol et de mais (oméga 6) et compensez par de l’huile de soja et de noix (oméga 3).

L’allaitement joue un rôle préventif sur les cancer du sein pré et post ménopausiques.
Une expertise de l’INSERM a montré une diminution de 30 a 40% du risque de cancer du sein chez les femmes ayant une activité physique.

Acide gras essentiels

L’organisme est incapable de les synthétiser, on doit impérativement les trouver dans l’alimentation ou les compléments alimentaires. Ils jouent un rôle capital dans le bon fonctionnement des cellules, et ont un rôle sur l’inflammation, l’immunité et la coagulation du sang.

Ils sont au nombre de deux :

  • les omégas 3 que l’on trouve dans les huiles de colza, soja ou noix, et dans les poissons des mers froides.
  • les omégas 6 que l’on trouve dans les huiles de tournesol, pépins de raisins, onagre, bourrache. Notre alimentation en apporte plus que nécessaire rendant sa supplémentation inutile voire dangereuse.

Il est capital d’équilibrer l’apport en oméga 3 avec l’apport en oméga 6 (1 oméga 3 pour 2 oméga 6). Un déséquilibre dans ce rapport augmente le risque de maladies cardiovasculaires, d’allergies et d’inflammation.

Compétition entre oméga-3 et oméga-6

L’acide arachidonique de la famille des omégas 6 est le précurseur de nombreuses substances favorisant l’inflammation, la constriction des vaisseaux, la formation de caillots et de la plaque d’athérome.

Les omégas 3 au contraire agissent sur les plaquettes au même titre que l’aspirine en inhibant l’agrégation plaquettaire. Ils entrent ainsi en compétition avec les omégas 6.

Oméga-3 et maladies cardio-vasculaires

Les oméga 3 jouent un rôle majeur dans la prévention des maladies cardio-vasculaires qui représentent aujourd’hui 35% de tous les décès survenus en France.

Comment les oméga 3 protègent ils le cœur ?

Les oméga 3 stabilisent l’activité électrique des cellules cardiaques, surtout lorsque le cœur est privé d’oxygène lors d’une occlusion artérielle. Cet effet stabilisant empêche la diffusion dans le tissu cardiaque d’une activité électrique chaotique entraînant une fibrillation ventriculaire conduisant à l’arrêt cardiaque.

Les oméga-3 ont une action sur le système nerveux végétatif qui contrôle l’activité électrique du cœur et en particulier la variabilité du rythme cardiaque avec pour conséquence une augmentation très nette de cette variabilité, donc une diminution du risque d’arythmie ventriculaire.

Oméga-3 et maladie d’Alzheimer

Les données de la recherche montrent que la nutrition joue un rôle important dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Le rôle protecteur des omégas 3 semble probable. Les omégas 3 joueraient un rôle en contrôlant l’action des gènes protecteurs.

La vit. B12 et les folates participent aussi à la diminution de la neurotoxicité. Des études ont montré un lien entre les apports élevés en sélénium et la conservation des performances cognitives des sujets âgés.

Un verre de vin rouge quotidien aurait un effet protecteur contre la démence d’Alzheimer du fait de la présence de flavonoides anti oxydants (resveratrol)

Selon le British Medical Journal, la diète méditerranéenne réduirait de 13% le risque de développer une démence de type Alzheimer grâce à la présence d’oméga 3 largement consommés dans ce régime. Malgré cela, en France les apports moyens d’oméga 3 seraient le tiers de ce qu’ils devraient être.

Des règles simples peuvent y remédier : des poissons gras 2 à 3 fois par semaine et des oméga 3 d’origine végétale avec l’huile de colza ayant un ratio oméga 3 tendant vers le 1 pour 1.

Le régime méditerranéen c’est aussi 7 portions de fruits et légumes quotidiens, des légumes secs et des noix, mais surtout moins de graisses saturées et d’acides gras trans cachés dans les pâtisseries industrielles, biscuits, barres chocolatées et snacks.

Oméga-3 et vision

Les omega 3 sont les constituants fondamentaux des membranes des cellules du système nerveux central et de la rétine. On a constaté que la rétinite pigmentaire maladie dégénérative de la rétine était associée à de graves anomalies du métabolisme des oméga 3.

Omega 3 et grossesse

La quasi-totalité de la population française est déficitaire en oméga 3. Ce déficit est aussi mis en évidence chez les femmes enceintes. Le Pr. Lapillonne a souligné qu’une sous consommation en oméga 3 chez la femme enceinte peut avoir des répercutions sur le devenir de la grossesse, et plus particulièrement sur sa durée, et donc sur le risque de prématurité ainsi que sur le développement fœtal et post natal.

De nombreuses études montrent l’importance d’une alimentation riche en oméga 3 pour la croissance fœtale, et notamment pour sa maturation cérébrale. Le DHA acide gras poly insaturé de la classe des oméga 3 joue un rôle capital dans le développement cérébral et la cognition.

Il est indispensable à la croissance et au développement fonctionnel du cerveau pendant la période périnatale. Le DHA doit faire l’objet d’un apport suffisant chez la femme enceinte ou allaitante. La supplémentation en DHA a montré des effets positifs sur les fonctions visuelles et cognitives de l’enfant après la naissance. D’autres études ont montré un effet positif des apports de DHA sur le déclin cognitif et sur le risque de démence chez la personne âgée. Le DHA est également présent au niveau de la rétine puisqu’il constitue 50% des acides gras contenus dans les cellules à bâtonnets de la rétine. Actuellement arrivent sur le marché des pâtes a tartiner riches en oméga 3, en vitamine E avec un rapport équilibré en oméga 6 et oméga 3.

Oméga 3 et Dépression

Il existe actuellement dans les pays occidentaux une véritable «épidémie» de dépressions au même titre que les maladies cardiovasculaires.

On ne peut nier que les changements récents de nos habitudes alimentaires puissent contribuer à la survenue de cette épidémie de dépressions.

On sait que les sujets déprimés ont des concentrations faibles d’omega 3 dans le sang et que les populations ayant une consommation importante de poisson ont un plus faible risque de développer une dépression sévère.

  • on constate que les déprimés ont des profils biologiques très proches de ceux observés dans les maladies cardiovasculaires. Il faut donc corriger la carence en omega 3 et l’associer à une diminution drastique des apports alimentaires en omega 6.

Les études préliminaires semblent montrer qu’un apport augmenté d’oméga 3 pourrait améliorer l’état de patient souffrant de pathologies telles que les dépressions, les troubles de la mémoire et l’hyperactivité de l’enfant.

L’avantage des omégas 3 c’est qu’il n’existe pas de risque de surdosage et que l’ensemble de la population est de toute façon en déficit chronique par rapport aux apports nutritionnels conseillés.

Oméga 3 et cancer du sein

On peut affirmer sans risques qu’une consommation adaptée d’oméga 3 contribue à diminuer le risque de cancer alors qu’une forte consommation d’oméga 6 augmente ce risque.

Depuis ces dernières décennies on assiste a une augmentation extraordinaire de la fréquence des cancers du sein. Le facteur nutritionnel semble être le plus plausible. Les données épidémiologiques montrent que plus on mange de poisson moins on a de risque de développer un cancer du sein. Les apports excessifs d’omega 6 par l’alimentation augmentent le risque de développer un cancer du sein d’où l’intérêt de maintenir un bon équilibre oméga 6/oméga 3.

Les travaux de l’équipe du Professeur Bougnoux de Tours en biologie expérimentale mettent en évidence l’effet inhibiteur des omega 3 sur les cellules cancéreuses.

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