Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommande la consommation de 5 fruits et légumes par jour. En 2007 seuls 7% des enfants et 25% des adultes atteignaient l’objectif.
Qu’est ce qu’un bilan nutritionnel ?
La malnutrition désigne un état pathologique causé par la déficience ou l’excès d’un ou plusieurs nutriments. Les déficits d’apport peuvent être dus soit à un apport insuffisant par l’alimentation, soit à un problème pathologie (cancer, infection, inflammation).
L’excès d’apport peut être du à une consommation trop importante de graisse, de sucres, de produits raffinés.
Importance du bilan nutritionnel ?
La malnutrition peut être responsable de pathologies variées comme l’anémie, la fatigue chronique, la baisse de l’immunité, la faiblesse musculaire, les troubles de l’équilibre, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les problèmes articulaires.
Le bilan nutritionnel mesure plusieurs paramètres :
- indice de masse corporel
- enquête alimentaire
- bilan biologique à la recherche d’une carence en nutriments
- bilan biologique à la recherche d’un processus inflammatoire, cancer et infection pouvant expliquer la malnutrition.
Prévenir la prise de poids
Près de la moitié des adultes en France sont en surpoids. Le corps humain est fait de différents compartiments : la masse grasse , la masse osseuse et la masse maigre. La prise de poids se fait au profit de la masse grasse, tissu de réserve énergétique.
Pourquoi grossit-on ?
Un apport calorique en excès sur le long terme provoque une augmentation de la masse grasse.
Comment perdre quelques kilos en trop ?
Quelques règles de bon sens suffiront.
Augmenter le niveau d’activité physique :
- marchez au moins 30 minutes par jour
- déplacez vous à pied le plus souvent possible
- bricolez, jardinez .
Manger un peu de tout :
- repérez dans votre alimentation les graisses oméga 6 cachées
- associez à chaque plat des légumes, des féculents et des fruits
- adaptez la taille des portions à vos besoins
- respectez les repas assis à table
- ne finissez pas systématiquement votre assiette
- essayez de sortir de table rassasié et satisfait
- évitez de manger sans faim en dehors des repas
- au rayon surgelés n’achetez pas de plats préparés
- au bureau prenez une pose de 20 minutes pour manger et de préférence pas devant l’ordinateur
Luttez contre le stress
On a vu que le stress et le manque de sommeil peuvent être des facteurs de dérégulation du comportement alimentaire. Il est nécessaire de dormir 8 heures par jour.
Pour vivre longtemps vivons heureux
Depuis les années 1990 des études démontrent l’influence néfaste des états dépressifs sur le pronostic de l’infarctus du myocarde. Pour le Professeur Françoise Forette directrice de la fondation nationale de gérontologie lors du colloque « vieillir jeune » à l’Unesco, les optimistes sont des personnes qui n’ont que des habitudes de vie favorables. Ils ont une activité physique plus importante, une meilleure alimentation, fument moins mais boivent de 1 à 3 verres de vin par jour.
Alimentation
Danger dans votre assiette !
Une alimentation équilibrée et de bonne qualité est un facteur essentiel de bonne santé. Il faut savoir qu’aujourd’hui l’alimentation est très abondante mais elle n’a jamais été aussi pauvre en qualité.
En effet les méthodes de culture actuelles utilisant des engrais chimiques, des pesticides, des insecticides, les méthodes d’extraction (raffinage) les méthodes de conservation (irradiation, dessiccation, ionisation, conserves).
Les méthodes d’élevage (animaux enfermés nourris aux hormones, aux anabolisants, aux antibiotiques). Les aliments ainsi obtenus ont perdu leur intérêt nutritionnel contribuant au surpoids, aux maladies cardiovasculaires, et surtout aux malformations fœtales dues aux phtalates, au paraben utilisés dans l’industrie alimentaire et cosmétologique.
Certains pesticides se comportent comme des hormones (oestrogènes), ce sont des xénobiotiques capables de leurrer les récepteurs hormonaux et suspectés de participer à l’augmentation du nombre de cancers du sein depuis quelques décennies.
Il faut savoir que même certains aliments naturels ingérés en grande quantité peuvent aussi être à l’origine de nombreuses maladies.
En quantité raisonnable, sel, sucre et matière grasse sont sans danger pour l’organisme. L’AFSSA a ainsi placé les industries de l’agro alimentaire sous surveillance.
Le sel
Un excès de consommation peut favoriser l’ostéoporose et accroître le risque de cancer de l’estomac, entraîner une élévation de la pression artérielle responsable de 50 à 60% d’accidents cardiovasculaires dans le monde. 80% du sel que nous ingérons est incorporé dans les aliments par l’industrie.
Les sucres ajoutés
Ce sont les sucres cachés que l’on trouve dans les sodas, les crèmes glacées, les plats préparés, les sauces, les biscuits apéritifs. Cette consommation est la cause de surpoids et d’obésité chez les enfants et les adolescents des pays industrialisés. On constate que 18% d’enfants et 50% d’adultes sont en surpoids ou obèse et 3% de la population sont touchés par le diabète gras.
Les acides gras
Ils sont partout : dans les potages déshydratés, les plats cuisinés, les viennoiseries, les pâtisseries, les biscuits, les pâtes à tartiner et les barres chocolatées. En 1990, des études danoises et américaines ont établi un lien entre la consommation d’acide gras trans et le risque accru de maladie cardiovasculaire. En avril 2008, une étude de l’INSERM a montré que le risque de cancer du sein était presque doublé chez les femmes ayant des taux élevé d’acide gras trans dans le sang.
D’après l’AFSSA, les enfants, gros consommateurs de viennoiseries industrielles, de barres chocolatées et de biscuits sont en première ligne. Pour les débusquer, regardez sur les emballages si vous soyez des noms tel que : « graisses végétales hydrogénées », « matières grasses végétales hydrogénées », « huiles végétales hydrogénées » ou « huiles végétales ».
Alimentation et cancer du sein
Les facteurs nutritionnels ont participé à l’augmentation majeure des cancers du sein au cours du 20ème siècle. La consommation d’alcool en particuliers est corrélée à une augmentation du risque du cancer du sein quelle que soit la dose et quel que soit l’age .l’effet dose débute au premier verre et le risque croit de 10% pour chaque dose de 10 gr supplémentaire.
Certains acides gras pourraient exercer une influence néfaste. Une étude à montré que le taux de cancers du sein était pratiquement doublé chez les femmes ayant des concentrations sanguines d’acides gras trans.
Il a été démontré que ce ne sont pas des apports isolés en oméga 3 et en oméga 6 qui comptent mais le rapport entre les deux aujourd’hui très déséquilibré en France au détriment des oméga 3. Réduisez l’huile de tournesol et de mais (oméga 6) et compensez par de l’huile de soja et de noix (oméga 3).
L’allaitement joue un rôle préventif sur les cancer du sein pré et post ménopausiques.
Une expertise de l’INSERM a montré une diminution de 30 a 40% du risque de cancer du sein chez les femmes ayant une activité physique.
Acide gras essentiels
L’organisme est incapable de les synthétiser, on doit impérativement les trouver dans l’alimentation ou les compléments alimentaires. Ils jouent un rôle capital dans le bon fonctionnement des cellules, et ont un rôle sur l’inflammation, l’immunité et la coagulation du sang.
Ils sont au nombre de deux :
- les omégas 3 que l’on trouve dans les huiles de colza, soja ou noix, et dans les poissons des mers froides.
- les omégas 6 que l’on trouve dans les huiles de tournesol, pépins de raisins, onagre, bourrache. Notre alimentation en apporte plus que nécessaire rendant sa supplémentation inutile voire dangereuse.
Il est capital d’équilibrer l’apport en oméga 3 avec l’apport en oméga 6 (1 oméga 3 pour 2 oméga 6). Un déséquilibre dans ce rapport augmente le risque de maladies cardiovasculaires, d’allergies et d’inflammation.
Compétition entre oméga-3 et oméga-6
L’acide arachidonique de la famille des omégas 6 est le précurseur de nombreuses substances favorisant l’inflammation, la constriction des vaisseaux, la formation de caillots et de la plaque d’athérome.
Les omégas 3 au contraire agissent sur les plaquettes au même titre que l’aspirine en inhibant l’agrégation plaquettaire. Ils entrent ainsi en compétition avec les omégas 6.
Oméga-3 et maladies cardio-vasculaires
Les oméga 3 jouent un rôle majeur dans la prévention des maladies cardio-vasculaires qui représentent aujourd’hui 35% de tous les décès survenus en France.
Comment les oméga 3 protègent ils le cœur ?
Les oméga 3 stabilisent l’activité électrique des cellules cardiaques, surtout lorsque le cœur est privé d’oxygène lors d’une occlusion artérielle. Cet effet stabilisant empêche la diffusion dans le tissu cardiaque d’une activité électrique chaotique entraînant une fibrillation ventriculaire conduisant à l’arrêt cardiaque.
Les oméga-3 ont une action sur le système nerveux végétatif qui contrôle l’activité électrique du cœur et en particulier la variabilité du rythme cardiaque avec pour conséquence une augmentation très nette de cette variabilité, donc une diminution du risque d’arythmie ventriculaire.
Oméga-3 et maladie d’Alzheimer
Les données de la recherche montrent que la nutrition joue un rôle important dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Le rôle protecteur des omégas 3 semble probable. Les omégas 3 joueraient un rôle en contrôlant l’action des gènes protecteurs.
La vit. B12 et les folates participent aussi à la diminution de la neurotoxicité. Des études ont montré un lien entre les apports élevés en sélénium et la conservation des performances cognitives des sujets âgés.
Un verre de vin rouge quotidien aurait un effet protecteur contre la démence d’Alzheimer du fait de la présence de flavonoides anti oxydants (resveratrol)
Selon le British Medical Journal, la diète méditerranéenne réduirait de 13% le risque de développer une démence de type Alzheimer grâce à la présence d’oméga 3 largement consommés dans ce régime. Malgré cela, en France les apports moyens d’oméga 3 seraient le tiers de ce qu’ils devraient être.
Des règles simples peuvent y remédier : des poissons gras 2 à 3 fois par semaine et des oméga 3 d’origine végétale avec l’huile de colza ayant un ratio oméga 3 tendant vers le 1 pour 1.
Le régime méditerranéen c’est aussi 7 portions de fruits et légumes quotidiens, des légumes secs et des noix, mais surtout moins de graisses saturées et d’acides gras trans cachés dans les pâtisseries industrielles, biscuits, barres chocolatées et snacks.
Oméga-3 et vision
Les omega 3 sont les constituants fondamentaux des membranes des cellules du système nerveux central et de la rétine. On a constaté que la rétinite pigmentaire maladie dégénérative de la rétine était associée à de graves anomalies du métabolisme des oméga 3.
Omega 3 et grossesse
La quasi-totalité de la population française est déficitaire en oméga 3. Ce déficit est aussi mis en évidence chez les femmes enceintes. Le Pr. Lapillonne a souligné qu’une sous consommation en oméga 3 chez la femme enceinte peut avoir des répercutions sur le devenir de la grossesse, et plus particulièrement sur sa durée, et donc sur le risque de prématurité ainsi que sur le développement fœtal et post natal.
De nombreuses études montrent l’importance d’une alimentation riche en oméga 3 pour la croissance fœtale, et notamment pour sa maturation cérébrale. Le DHA acide gras poly insaturé de la classe des oméga 3 joue un rôle capital dans le développement cérébral et la cognition.
Il est indispensable à la croissance et au développement fonctionnel du cerveau pendant la période périnatale. Le DHA doit faire l’objet d’un apport suffisant chez la femme enceinte ou allaitante. La supplémentation en DHA a montré des effets positifs sur les fonctions visuelles et cognitives de l’enfant après la naissance. D’autres études ont montré un effet positif des apports de DHA sur le déclin cognitif et sur le risque de démence chez la personne âgée. Le DHA est également présent au niveau de la rétine puisqu’il constitue 50% des acides gras contenus dans les cellules à bâtonnets de la rétine. Actuellement arrivent sur le marché des pâtes a tartiner riches en oméga 3, en vitamine E avec un rapport équilibré en oméga 6 et oméga 3.
Oméga 3 et Dépression
Il existe actuellement dans les pays occidentaux une véritable «épidémie» de dépressions au même titre que les maladies cardiovasculaires.
On ne peut nier que les changements récents de nos habitudes alimentaires puissent contribuer à la survenue de cette épidémie de dépressions.
On sait que les sujets déprimés ont des concentrations faibles d’omega 3 dans le sang et que les populations ayant une consommation importante de poisson ont un plus faible risque de développer une dépression sévère.
- on constate que les déprimés ont des profils biologiques très proches de ceux observés dans les maladies cardiovasculaires. Il faut donc corriger la carence en omega 3 et l’associer à une diminution drastique des apports alimentaires en omega 6.
Les études préliminaires semblent montrer qu’un apport augmenté d’oméga 3 pourrait améliorer l’état de patient souffrant de pathologies telles que les dépressions, les troubles de la mémoire et l’hyperactivité de l’enfant.
L’avantage des omégas 3 c’est qu’il n’existe pas de risque de surdosage et que l’ensemble de la population est de toute façon en déficit chronique par rapport aux apports nutritionnels conseillés.
Oméga 3 et cancer du sein
On peut affirmer sans risques qu’une consommation adaptée d’oméga 3 contribue à diminuer le risque de cancer alors qu’une forte consommation d’oméga 6 augmente ce risque.
Depuis ces dernières décennies on assiste a une augmentation extraordinaire de la fréquence des cancers du sein. Le facteur nutritionnel semble être le plus plausible. Les données épidémiologiques montrent que plus on mange de poisson moins on a de risque de développer un cancer du sein. Les apports excessifs d’omega 6 par l’alimentation augmentent le risque de développer un cancer du sein d’où l’intérêt de maintenir un bon équilibre oméga 6/oméga 3.
Les travaux de l’équipe du Professeur Bougnoux de Tours en biologie expérimentale mettent en évidence l’effet inhibiteur des omega 3 sur les cellules cancéreuses.
Les vitamines
Les vitamines n’apportent pas d’énergie mais sont indispensables au bon fonctionnement de nos cellules. Notre corps doit disposer d’un apport régulier de vitamines qu’il ne peut synthétiser lui-même (sauf la vitamine D).
Une alimentation équilibrée, variée et de qualité couvre les besoins en vitamines.
- Certains traitements industriels subits par les aliments réduisent leur taux de vitamines et d’oligoéléments.
- Certaines maladies, grossesse, vieillesse, cancer, stress… nécessitent une supplémentation adaptée et contrôlée.
Il existe deux groupes de vitamine :
- vitamines liposolubles A D E K solubles dans les graisses s’accumulent dans divers organes dont le foie durant des périodes pouvant atteindre plusieurs mois
- vitamines hydrosolubles C, B1, B2, B6, B9, B12 sont peu stockées dans l’organisme, elles sont éliminées par les urines, il est donc nécessaire d’en consommer quotidiennement.
La prise de compléments vitaminiques doit être justifiée car un apport excessif peut produire des effets néfastes.
Vitamine A
Elle a une action sur la vision au niveau de la rétine, elle fabrique les pigments visuels.
Elle a une action sur la peau (cicatrisation, acné, rides), sur la croissance cellulaire, la reproduction, le sang et les défenses immunitaires.
La vitamine A a une action protectrice sur les muqueuses conjonctives, respiratoires, urogénitales, et surtout digestives en luttant contre les diarrhées infectieuses, par restauration de la muqueuse intestinale avec stimulation de la réponse immunitaire locale.
La chute du taux de vitamine A entraîne une moindre résistance aux infections. Elle lutte contre le vieillissement de l’organisme et certains cancers. Le déficit en vitamine A est un vrai problème de santé publique car 130 millions d’enfants d’age pré scolaire et 8 millions de femmes enceintes sont déficitaires de part le monde : on la trouve dans : les carottes, endives, tomates, foie de poisson,veau, porc, lait, jaune d’œuf.
Stockée au niveau du foie, les carences sont exceptionnelles dans nos pays. Seuls les fumeurs et les femmes enceintes ont des besoins augmentés. Il est important de savoir qu’il peut exister des intoxications si les apports sont trop importants. A manipuler donc avec de grandes précautions.
Vitamine D
Elle est fabriquée par l’organisme en faible quantité à partir d’un dérivé du cholestérol sous l’action des UV du soleil. Elle intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore au niveau de l’intestin.
On la trouve aussi dans les huiles de foie de poisson, le lait, le beurre et le fromage.
La carence en vitamine D touche :
- 1 milliard de femmes sur terre et plus de la moitié des femmes ménopausées.
- Les personnes âgées séjournant en institution.
- Les enfants nourris au sein exclusivement.
- Les personnes peu exposées au soleil.
La carence en vitamine D provoque une sensation de faiblesse, des douleurs musculaires et de la fatigue, ainsi qu’un risque accru d’ostéoporose et de fractures. Elle est donc nécessaire à la synthèse d’un os de bonne qualité.
La carence en vitamine D serait aussi responsable d’une augmentation de la fréquence de l’hypertension artérielle, des infarctus du myocarde, de diabète de type 2 et d’obésité.
Certains auteurs montrent que les hypovitaminoses D chez le sujet âgé induisent une baisse de l’immunité avec un abaissement du taux de CD4.
Par ailleurs, des études soulignent qu’une déficience en vitamine D pourrait contribuer à l’apparition de maladies auto-immunes, de maladies infectieuses, et de cancer du sein, du colon, et de la prostate.
Des travaux réalisés par le Pr. Bouillon ont montré qu’un déficit en vitamine D perturbe la maturation des muscles striés majorant ainsi le risque de chute chez le sujet âgé.
Vitamine D et vieillissement
Il semblerait qu’un taux de vitamine D normal pourrait avoir un effet bénéfique sur le processus de vieillissement.
Vitamine E
La vitamine E a une activité anti oxydante en association avec la vit C et le glutathion.
La forme la plus active est l’alpha tocophérol. Elle lutte contre l’altération des membranes cellulaires, elle agit au niveau des globules rouges en limitant leur destruction et au niveau des plaquettes en évitant leur agrégation excessive.
Elle augmente le bon cholestérol et diminue le mauvais. Elle a un rôle protecteur contre certains cancers, contre les maladies cardiovasculaires et dans les processus de vieillissement. Chez les personnes agées elle ralenti le déclin cognitif. Chez le diabétique elle permet une meilleure utilisation de l’insuline. On la trouve dans les huiles de germe de blé, de tournesol ainsi que dans les amandes et les noisettes. Certains bilans peuvent déterminer les carences en vitamines.
La vitamine E est recommandée chez les fumeurs ou chez les personnes présentant un taux de cholestérol trop élevé. Les carences en vit E sont rares, l’alimentation couvrant largement les besoins. Cette vitamine stockée par le foie et les graisses est peu détruite par l’organisme.
Vitamine C
- Elle est un puissant anti oxydant. Notre organisme ne peut pas la synthétiser et nous devons la puiser dans notre alimentation.
- Elle freine les processus de vieillissement au niveau de la peau, des articulations, des vaisseaux.
- Elle améliore la fonction respiratoire chez les fumeurs et les asthmatiques.
- Elle protège l’œil et en particulier le cristallin contre l’agression des U.V.elle est présente dans l’œil à des concentrations 30 à 50 fois plus importantes que dans les autres tissus protégeant ainsi l’œil contre le risque de cataracte .
- Elle augmente la résistance aux infections.
- Elle lutte contre l’anémie en augmentant l’absorption intestinale du fer.
- Elle est impliquée dans la synthèse du collagène, des globules rouges et contribue au système immunitaire.
- La consommation de vitamine C réduit le risque de maladies cardio vasculaires et de cancer. En 1996 les chercheurs de l’institut du vieillissement américain ont rapporté que les personnes âgées qui consomment de la vitamine C et E ont un risque de mortalité réduit de moitié par rapport à ceux qui n’en consomment pas.
Concernant les maladies cardio vasculaires, la vitamine C empêche le cholestérol de s’oxyder et diminue ainsi sa capacité à former la plaque d’athérome.
- Elle est présente dans les végétaux mais surtout les agrumes.
- Elle est détruite par la lumière et la chaleur, il faut donc conserver les légumes et les fruits au frais et à l’abri de la lumière et les consommer de préférence crus.
Il faut pour couvrir les besoins consommer au moins 4 fruits ou légumes par jour.
La carence
- La carence aiguë provoque le scorbut, mais est pratiquement inconnue dans nos pays développés.
- La carence chronique est plus répandue et se traduit par une fatigue, un amaigrissement, des maux de tête, des douleurs osseuses, une grande sensibilité aux infections et parfois des problèmes hémorragiques.
Vitamine B1
La vitamine B1 favorise la transformation des glucides en énergie.
Elle est nécessaire au bon fonctionnement du système nerveux et musculaire.
Un déficit dans l’alimentation humaine peut provoquer le béribéri ou polynévrite.
Son absorption digestive chute en cas d’alcoolo –dépendance.
On la trouve dans les pois secs et les haricots secs, le jambon, les noix et les lentilles.
Vitamine B2
La vitamine B2 joue un rôle dans le métabolisme de réparation des muscles.
Vitamine B3
La vitamine B3 est nécessaire au métabolisme des glucides, lipides et protéines.
On la trouve dans le lait, les légumes feuillus et les œufs.
Sa carence entraîne la pellagre.
Vitamine B5
La vitamine B5 favorise la croissance et la résistance de la peau et des muqueuses
Ses propriétés hydratantes sont utilisées en cosmétologie capillaire.
On la trouve concentrée dans les céréales complètes.
Vitamine B6
La vitamine B6 assure une bonne communication entre les neurones.
On la trouve dans les volailles, les foies, la morue, le saumon, le germe de blé.
Vitamine B8
La biotine ou vit B8 participe au métabolisme des acides gras, des glucides et des acides aminés. Elle participe aussi a la synthèse des vit B12 et B9.
Vitamine B9
La vit B9 ou acide folique participe à la synthèse de l’ADN et de l’ ARN . Certains pensent qu’elle permet d’éviter les troubles de la mémoire au cours du vieillissement.
L’homme peut synthétiser de petites quantités de vit B9 mais la principale source est alimentaire, les légumes verts type épinards, le foie et les rognons.
Les carences sont courantes, il est donc nécessaire d’utiliser des compléments vitaminiques. La carence en vit.B9 a été récemment incriminée dans la recrudescence des cancers du troisième age. Un déficit en folates entraîne une anémie.
Vit.B9 et grossesse : la supplémentation en folates durant le premier trimestre de la grossesse et même un mois avant la conception diminuerait le risque de certaines malformations comme les fentes labiales et les spina bifida.
Vit.B9 et dépression : selon une étude anglaise un taux d’acide folique bas augmenterait le risque de dépression nerveuse de 55%.
Vit.B9 et sénilité : la supplémentation en folates chez la personne agée pourrait sensiblement améliorer les troubles de la mémoire ainsi que les problèmes d’audition.
Vit B9 et cœur : l’administration de folates chez les patients carencés diminue le taux d’homocystéine dans le sang, ce qui pourrait diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. il semble que la prise de folates puisse diminuer de 20% le risque d’accident vasculaire cérébral.
Vitamine B12
La vit B12 est indispensable au maintient de l’intégrité du système nerveux particulièrement au niveau de la gaine de myéline qui protège les nerfs.
Un déficit en vit B12 entraîne une forme d’anémie appelée anémie de biermer. L’organisme humain ne fait pas la synthèse de la vit B12, les sources principales sont la viande ,le poisson , le lait et les œufs. Elle exerce une action importante sur la croissance et elle est indispensable à l’entretient des épithéliums.
La carence en vit.B12 est relativement fréquente chez l’adulte et en particulier chez 5 à 15% des sujets âgés, elle peut entraîner des troubles psychiatriques et hématologiques. L’augmentation du taux d’homo cystéine est un bon marqueur de la carence en vit.B12 et donc de l’augmentation du risque cardiovasculaire.
Des recherches ont montré que des seniors qui ont un bon niveau de vitB12 ont moins de risque de voir le volume de leur cerveau diminuer avec l’age. Toutefois les patients ayant eu ou présentant toujours un cancer ne doivent en aucun cas prendre de la vitamine B12.
Les oligo-éléments
Les oligoéléments sont indispensables à la vie de nos cellules, ils interviennent dans le métabolisme, dans le renouvellement de nos tissus, et renforcent les défenses de l’organisme contre les infections. Il est possible dans certaines situations de doser les oligoéléments et les métaux lourds dans le sang, les urines ou les cheveux.
Cuivre
Le cuivre est un oligoélément indispensable à la synthèse des protéines et des globules rouges. Il est apporté par les abats, les crustacés, les légumes secs et la pomme de terre.
Il joue un rôle important dans la lutte contre les infections. Il stimule le système immunitaire en favorisant la fabrication d’anticorps. Il intervient aussi dans le maintient de la qualité des cartilages et des os.
Les carences sont très rares. Si c’est le cas, il se produit une anémie car le cuivre participe à l’absorption du fer, une ostéoporose car le cuivre participe à la minéralisation osseuse, et des risques de troubles cardiaques. Il peut être utile de prendre du cuivre associé à la vitamine C pendant 4 ou 5 jours au cours d’épisodes infectieux car le cuivre optimise les effets des antibiotiques. Le cuivre peut être intéressant pour ses propriétés anti-inflammatoires dans certains problèmes articulaires par son action sur le collagène et l’élastine.
Fluor
Le fluor est le constituant des os et de l’émail des dents où il joue un rôle dans la prévention des caries dentaires. Il est intéressant dans le traitement de certaines affections ostéoarticulaires de l’enfant et de l’adulte jeune. Le fluor est apporté par les produits de la mer. Le risque de surdosage du fluor existe du fait de multiples sources de supplémentation (dentifrices fluorés, chewingum) avec risques de troubles du développement de l’émail dentaire.
Magnésium
Le magnésium est un sel minéral très important dans l’organisme. Chez l’homme c’est le minéral le plus important après le calcium et le phosphore. Il a un rôle important dans la transmission de l’influx nerveux. Il stimule la formation d’anticorps. Il intervient dans la régulation du rythme cardiaque. Il est apporté par les fruits et les légumes secs, le cacao, les fruits de mer, le chocolat et le pain complet. La carence en magnésium entraîne une fatigue, des troubles du sommeil, des crampes musculaires, des crises de tétanie ou des troubles digestifs. L’étude SUVIMAX montre que 20% de la population française reçoit une dose quotidienne insuffisante de magnésium.
Zinc et sélénium
Ce sont 2 antioxydants qui agissent en synergie avec la vit E ou les bêta carotènes et qui protègent les cellules du vieillissement prématuré. Ils interviennent aussi dans le fonctionnement immunitaire et la synthèse des protéines. On les trouve dans les produits d’origine animale tels que les viandes, poissons crustacés et abats.
Le zinc : on le trouve dans des enzymes antioxydantes telles que la superoxyde dismutase. C’est un constituant de la gustine , hormone retrouvée dans la salive et responsable du goût. Il est aussi impliqué dans les fonctions de reproduction, il est présent dans le sperme et dans la prostate. Son rôle est important en dermatologie dans l’intégrité des phanères (peau, cheveux et ongles).il a un rôle important dans les processus infectieux, ces propriétés expliquent son action dans l’acné et les infections ORL.
Le sélénium
C’est un des meilleurs anti oxydants. On le trouve dans la viande, le poisson, les œufs, les céréales. Il diminue la pathogénicité de certains virus. Il retarde l’évolution de la dégénérescence de la rétine. Il participe à la réparation des lésions de l’ADN. Il agit sur le système nerveux central en ralentissant les lésions neuronales liées au stress oxydatif.
L’iode
L’iode est indispensable au fonctionnement de la thyroïde, elle est apportée par les produits de la mer. Les hormones thyroïdiennes agissent sur la thermogenèse, sur la croissance, sur le système cardio vasculaire, la peau et les phanères (ongles et cheveux ). La carence en iode entraîne une fatigue et une faiblesse musculaire, une prise de poids, la constipation et une frilosité, et une perte excessive de cheveux.
Le manganèse
Le manganèse est stocké dans le foie le cerveau et le pancréas. Les produits d’origine végétale et le thé en particuliers assurent les apports nécessaires. Il intervient dans le métabolisme glucidique par action sur la synthèse d’insuline. Action dans le métabolisme lipidique par formation des précurseurs du cholestérol. Action anti radicaux libres. Action dans la synthèse de l’hémoglobine. Action dans la synthèse du cartilage. Action anti histaminique (allergie). On l’utilise dans le traitement de fond des terrains allergiques (eczéma, asthme).
Le chrome
Il a un rôle important dans le métabolisme des glucides et des lipides. Il agit sur le métabolisme des glucides, c’est un cofacteur de l’insuline. Le déficit en chrome peut se révéler par des fringales de sucres. Il agit aussi sur le métabolisme des lipides .Sa carence peut entraîner une augmentation des triglycérides et une diminution du bon cholestérol (HDL). On le prescrit sous forme d’oligoéléments dans l’obésité et le diabète. Il semble que les apports alimentaires soient insuffisants. On le trouve dans les fruits de mer, le foie, les œufs, les champignons et le thé noir.
Le cobalt
C’est le composant essentiel de la vitamine B12, il participe à la formation des globules rouges, il intervient dans le métabolisme du fer, il régule le système sympathique. On le prescrit dans certaines anémies résistantes à la prise de fer, pour améliorer les terrains migraineux, et dans les troubles vasculaires des membres inférieurs. Les apports quotidiens sont largement couverts par l’alimentation. On le trouve dans les viandes, le poisson, les fruits de mer et le lait.
L’argent
L’argent possède des propriétés anti infectieuses locales et générales. On peut l’utiliser sous forme d’oligo éléments lors d’états infectieux en association avec les antibiotiques en particulier dans les affections ORL.
Les phyto nutriments
Les polyphenols
Ce sont des pigments végétaux (tanins et flavonoides) présents dans les fruits, les légumes et la pomme de terre. Leur pouvoir anti oxydant leur confère un intérêt particulier dans la prévention des maladies cardiovasculaires, des cancers, de la maladie d’Alzheimer, de la dégénérescence maculaire. Les pigments violets du raisin noir protègent de façon spécifique les parois des vaisseaux et fluidifient le sang.
Les caroténoïdes
Ce sont des antioxydants. L’un des plus étudié est le Lycopène de la tomate impliqué dans la prévention des cancers, ils contribuent à stopper la prolifération des cellules tumorales. Pour être bien absorbé par l’organisme, il doit plutôt être ingéré en présence de lipides, d’où l’intérêt de la salade de tomates.
Les stérols végétaux
Leur structure est très proche du cholestérol. Ils limitent son assimilation au moment de la digestion, de ce fait ils contribuent à faire baisser le cholestérol sanguin.